DOSSIER
Bagneux 1939–1945
Une barricade dans Bagneux
8 mai 1945, l’Allemagne nazie capitulait après cinq années d’horreurs pendant lesquelles ceux qui eurent le courage de résister n’ont jamais perdu espoir. Parmi cette multitude de soldats de "l’armée des ombres" des Balnéolais n’ont eu de cesse, très souvent au péril de leur vie ou de leur liberté, de se battre contre l’occupant et ses seïdes vichyssois et contre leur idéologie raciste, fasciste et destructrice. Dans ces quelques pages qui suivent on retrouve leurs portraits, leurs actions depuis l’entrée en guerre jusqu’à la victoire.

Le 3 septembre 1939, la France et l’Angleterre déclarent la guerre à l’Allemagne.
Le 4 octobre en application d’un décret gouvernemental, le conseil municipal de Bagneux est dissout et les élus communistes sont chassés de la mairie par la police.
Le 7 octobre, le maire Albert Petit est arrêté, incarcéré et déchu de son mandat de député, comme 26 autres parlementaires communistes, députés du chemin de l’honneur, qui refusèrent de voter les pleins pouvoirs. Il sera déporté et interné en Algérie.
Albert Petit est l’un des premiers visés mais il n’est pas le seul. Déjà en septembre 1939, Gabriel Cosson, conseiller municipal et délégué syndical cheminot est interpellé : il mourra dans un camp de concentration en Allemagne.
René Cros, arrêté en février 1940 est déporté à l’Ile d’Yeu, sa femme Denise est incarcérée à la Roquette puis internée jusqu’à la Libération. Léon Lefranc secrétaire de la section de Bagneux du PCF est arrêté en octobre 1940, il est un rescapé du camp de Châteaubriant.
Dans le même temps, les troupes allemandes envahissent la France.
Après une guerre éclair qui consacre la débâcle française, Paris et sa région sont occupés le 15 juin. Deux jours après, le 17, le Maréchal Pétain demande l’armistice.
Albert Petit (1897-1963)
Habitant Bagneux depuis 1905, Albert Petit y avait fondé la section locale de l’a.r.ac (Association Républicaine des
Anciens Combattants et victimes de guerre).
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Henri Ravera (1919-1985)
Mobilisé en 1937 à Saint-Germain-en-Laye, puis à Saumur, au lendemain de la capitulation, Henri Ravera y sera maintenu jusqu’en octobre 1942.
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BAGNEUX INFOS - MAI 05 - N°122