“Ce crime est une douleur indélébile pour notre ville”, a déclaré avec une profonde émotion la maire de Bagneux, Marie-Hélène Amiable, entourée des autorités de l’État, des représentants des cultes de toutes confessions, de parlementaires, de conseillers municipaux et d’élus des communes voisines.
Tous ont rendu un hommage poignant devant près de 400 personnes rassemblées ce jeudi 12 février pour honorer la mémoire d’Ilan Halimi, jeune Français juif torturé à mort en 2006, à l’occasion du 20ᵉ anniversaire de sa disparition. “La lutte contre l’antisémitisme est quelque chose qui nous concerne tous”, a rappelé le président du Consistoire de France, Elie Korchia.
Un travail de mémoire essentiel
Ce crime antisémite a profondément marqué la France, tout comme il a marqué à jamais Bagneux. Son caractère abominable n’a fait que renforcer la détermination de la ville à agir, sans relâche, contre la haine et l’intolérance. À Bagneux, le travail de mémoire, la transmission et le respect des différences demeurent des engagements essentiels, particulièrement auprès des jeunes générations.
Tel était l’esprit de cet hommage. Jeudi soir, chacun était invité à déposer une tulipe au pied de la stèle érigée dans le jardin Ilan Halimi, au cœur du quartier de la Pierre-Plate. Puis la foule s’est dirigée vers le Théâtre Victor-Hugo pour une soirée artistique conçue par la Maison de la musique et de la danse, le Théâtre Victor-Hugo, les collèges Henri-Barbusse et Joliot-Curie, les classes CHAM des CM2 Maurice-Thorez et Paul-Vaillant-Couturier, ainsi que la compagnie Mimesis.
Un moment suspendu, empreint de poésie et de recueillement, où l’art est venu apaiser la douleur et faire vivre l’espérance.
Car se souvenir, c’est refuser l’oubli. Et transmettre, c’est faire en sorte d'agir contre les préjugés, la haine et les divisions.
